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Fabrication du bol tibétain traditionnel

Fabrication du bol tibétain traditionnel

Instrument de musique intéressant, le bol tibétain est aussi un objet de culte que les asiatiques adorent. Son usage est variable selon les circonstances et les besoins. Il peut permettre de décorer, de soigner ou encore de faire des offrandes, des prières, etc. Mais comment sont fabriqués ces articles qui fascinent les gens ? Tour d’horizon de la fabrication du bol tibétain.

La conception du bol tibétain

En général, le bol tibétain traditionnel en métal est fabriqué, soit par moulage, soit par martelage. Il existe aussi des modèles de bol chantant faits en bois ou en cristal. Le premier est désormais très rare tandis que le second est conçu uniquement par moulage.

Les versions traditionnelles de bol tibétain sont formées de 7 métaux dont l’étain, le fer, l’or, l’argent, le plomb, le mercure et le cuivre. La proportion de chaque métal varie d’un artisan à un autre selon le savoir-faire qu’il a hérité de ses ancêtres. En principe, il y a environ 77¨de cuivre, 22% d’étain et moins d’1% pour les autres métaux. Pour certains types de bol tibétain comme le bol chantant lunaire, il y a plus d’argent que d’autres métaux. Il se peut aussi que l’artisan n’utilise que 5 ou 3 métaux seulement.

Tous ces métaux sont mis dans un creuset et chauffés à environ 300° afin qu’ils fondent. Si la composition contient du fer, il faut la faire chauffer à 1500° voire 1800°. A cette température, le mélange devient très homogène. Il est ensuite nécessaire de mettre les métaux fondus et bien amalgamés dans un moule. Après refroidissement à un degré précis, l’ensemble est travaillé. C’est là que commence le martelage.

La mise en forme et la finition du bol tibétain

Le bol encore en forme de galette est réchauffé à nouveau. Il est encore manipulé et martelé pour définir sa forme finale. Plusieurs outils sont utilisés par l’artisan dont les pinces, les marteaux, etc. Ils permettent de travailler la galette pour avoir un bol. Habituellement, plusieurs personnes travaillent sur le même bol jusqu’à ce qu’il ait sa forme définitive. Au fur et à mesure où elle est frappée et tournée, la galette se refroidit au contact de l’air ambiant. Si le bol n’a pas encore son apparence voulue, il est remis dans le four. Il peut donc faire plusieurs allers et retours entre le four et les marteaux avant d’être terminé. Le chauffage est nécessaire pour rendre l’article plus malléable.

A la fin, le bol tibétain est plongé dans un bain d’eau claire pour être bien nettoyé. Il sera ensuite poli pour retirer les excédents de métaux et pour le rendre plus joli. L’opération est faite dans un premier temps sur un tour puis à la main ou sur une autre machine spécifique.

L’étape finale est la décoration du bol tibétain. Elle est optionnelle en fonction des besoins du marché. Un procédé dit « de l’eau-forte » est utilisé pour ce faire. Les motifs et les écritures qui sont gravés sur la paroi intérieure et/ou extérieure du bol chantant peuvent avoir des significations particulières. Elles sont réalisées avec une cire liquide. Le bol sera ensuite plongé dans un bain d’acide nitrique ou de perchlorure de fer. L’étape finale est le nettoyage et le bol tibétain a son aspect définitif.

Conclusion

En conclusion, la fabrication traditionnelle du bol tibétain est un processus méticuleux, mêlant savoir-faire ancestral et techniques artisanales. Composé de 7 métaux, dont le cuivre, l’étain, l’or, l’argent, le plomb, le mercure et le fer, chaque bol est unique, reflétant la maîtrise de l’artisan. Le moulage et le martelage, associés à une chauffe précise, donnent naissance à une galette qui évolue progressivement vers sa forme finale sous les coups de pinces et de marteaux.

Le polissage et le nettoyage méticuleux parachèvent l’objet avant la phase optionnelle de décoration, réalisée avec une technique d’eau-forte. Chaque gravure, chaque motif, peut revêtir des significations particulières. Ainsi, le bol tibétain, issu d’un processus rigoureux, devient un objet d’art sacré, prêt à orner, soigner, et accompagner les pratiques spirituelles, tout en préservant sa beauté unique et son authenticité artisanale.

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